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Paroles d'enfants de la guerre

Renée Roth-Hano, avait 11 ans en 1944

Couverture du livre Touchons du bois, édition françaiseDe religion juive, elle a été « enfant cachée » et confiée par ses parents à des religieuses catholiques qui ont cachés les trois petites sœurs à Flers, en Normandie. A la fin de la guerre, les enfants ont retrouvé leurs parents qui avaient échappé aux rafles de juifs à Paris. Renée vit à New York depuis 1956. Elle a publié son histoire aux Etats-Unis et en France, en anglais et en français, sous le titre « Touchons du bois », aux Editions Flammarion en 1990.



« Le 6 Juin évoquera toujours pour moi ce jour miraculeux où cent quatre-vingt mille hommes - Américains, Anglais, Canadiens - ont débarqué sur la côte normande, surprenant l'ennemi. Ils ont grimpé les falaises à l'aide de cordes, bravant le feu et les obus allemands pour libérer la Normandie. Ce tour a fait basculer l'Histoire.

Le 6 Juin évoquera aussi toujours ce cimetière américain de Colleville-sur-mer. Vaste pelouse en bordure de mer, elle est semée à perte de vue de petites croix blanches, en rangs bien serrés représentant plus de 9 000 morts pour nous. Merci à vous, chers soldats.

Je n’oublierai jamais non plus le cimetière allemand de la Cambe, un immense gazon couvert de milliers de plaques carrées portant un nom, parfois deux, avec, de loin en loin, des petites croix noires basses que le soleil projette en ombres brunes sur l'herbe. Les hommes qui reposent là sont tous morts pour leur patrie.

Merci, terre normande, de nous avoir accueillies et protégées, mes sœurs et moi, quand le reste du monde nous avait rejetées. »  Renée Roth-Hano, New York

Mon papy de Normandie a vécu la Seconde guerre mondiale

« Le 6 juin 1944, j’avais 13 ans.  Je me suis réveillé tôt : je voyais de la lumière au loin et j’entendais des grondements.  Je me suis dit, c’est le débarquement tant attendu en Normandie.  Toutes les nuits, les troupes arrivaient et les journées de temps clair, les avions alliés bombardaient l’ennemi.  Le 18 juillet,  j’ai assisté à une bataille aérienne.  Un avion allemand est tombé et un avion anglais a été touché.  Quel ouf de soulagement lorsque j’ai vu le parachute s’ouvrir.  Le 18 août 1944,  j’ai couru avec mon frère voir les premiers Américains entrer dans notre village pour nous libérer. »  Gérard,  Argentan


 

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